Estimant que le candidat de la France insoumise, M. Ralle Andréoli, avait commis une irrégularité en matière d’opération électorale et que des dysfonctionnements dans l’organisation du vote par correspondance avaient pu remettre en cause l’ordre entre les candidats arrivés second et troisième, le Conseil constitutionnel a décidé d’annuler les élections législatives dans notre circonscription.

Dans un tel contexte d’élection partielle, l’enjeu est donc la capacité pour nos concitoyens de la circonscription, et notamment les acteurs économiques et associatifs, de continuer à faire entendre leur voix à l’Assemblée nationale, où seul un député de la majorité parlementaire aura effectivement les moyens de mettre en oeuvre concrètement ses propositions et de peser sur les décisions prises.

C’est bien dans cet esprit de concertation, de mise en synergie et d’actions concrètes que j’ai agi sur les sept premiers mois de mon mandat. J’ai donc besoin de vous pour que tout le travail engagé puisse se poursuivre.

Avec mes ex-collègues députés des Français de l’étranger de la majorité, nous avons su passer des messages forts sur la nécessaire attention que devaient porter notre gouvernement aux messages d’inquiétude concernant l’équité fiscale, sociale et administrative de nos concitoyens établis hors de France, notamment retraités, ainsi que l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

C’est bien parce que neuf députés des Français de l’étranger sur onze sont membres de la majorité parlementaire que nous sommes parvenus à faire prendre conscience au ministre de l’Action et des Comptes publics de l’injustice du décret surprise du 30 décembre augmentant les cotisations maladies des Français de l’étranger assujettis. Le nouveau décret rétablissant les taux précédents a été adopté le 9 mars [lien vers le décret].

Il n’y a pas de hasard non plus si le Président de la République a annoncé clairement et à plusieurs reprises que, contrairement aux dernières années, le budget de l’AEFE serait revalorisé et sanctuarisé, en contrepartie de la réforme indispensable de la gestion de l’opérateur. Il en va du développement et de la pérennité du  rayonnement de notre pays dans le monde du 21ème siècle.

C’est dans cette perspective que les ministres Blanquer, Le Drian et Lemoyne, ont décidé de me confier une mission interministérielle destinée à éclairer leurs décisions futures. Ma méthode était claire et annoncée, elle visait à associer tous les acteurs de terrain du réseau (parents d’élèves, enseignants, lycéens, élus consulaires…), dans une démarche d’intelligence collective seule à même de formuler des solutions concertées à la crise que traverse l’opérateur.

Cette mission comme tous les travaux engagés ont été stoppés net le 2 février !

Je pense en particulier à la mission que je venais de confier à mon suppléant, Stéphane Vojetta, concernant l’ouverture du dispositif des volontaires internationaux en entreprises (VIE) aux entrepreneurs français établis à l’étranger sous un statut de droit local.

Je pense également au projet de grand événement sur l’égalité entre les femmes et les hommes, grande cause nationale du quinquennat, prévu pour le mois d’avril, et sur lequel je travaillais avec la secrétaire d’Etat, Marlène Schiappa, et les différents acteurs de terrain de la communauté française de la circonscription impliqués sur le sujet..

Je pense enfin à mon action concernant une meilleure prise en charge des enfants français en situation de handicap à l’étranger, pour laquelle j’avais interpellé Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées [lien vers la vidéo de soutien], dans le cadre du budget 2018, parallèlement à ma demande au conseil d’administration de l’AEFE et de la Commission nationale des bourses, d’une ligne budgétaire permettant de former des enseignants référents à la prise en charge spécifique du handicap, dans tous les établissements du réseau.

Issue de la société civile, ayant en horreur les petites logiques politiciennes révélées au grand jour en cette période électorale, je pense avoir démontré, par mon travail et des actes concrets au cours de mes sept premiers mois de mandat, la sincérité de mon engagement, l’envie de créer des synergies et de travailler dans la concertation avec toutes les forces vives de notre circonscription. Les élus consulaires de tous bords politiques, et que j’ai systématiquement pris soin d’associer à mon action, ne peuvent prétendre le contraire. Les clivages politiques importent peu à l’heure de proposer des solutions de substitution au dispositif clientéliste de la réserve parlementaire, de rendre plus juste et performant le dispositif des bourses scolaires, de garantir des services consulaires de proximité pour nos concitoyens éloignés (notamment le déploiement du dispositif mobile de recueil d’empreintes digitales que j’ai activement soutenu auprès des consulats de la circonscription), d’améliorer le système de représentation des Français de l’étranger en donnant à ses élus les moyens d’agir…

Les 8 et 22 avril prochains, préférez l’action à l’impuissance !